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Quantité liquide préventif tubeless : Calculateur exact & guide (VTT, gravel, route)

Le passage au tubeless est sans doute l’amélioration technique la plus efficace pour un cycliste, qu’il soit sur route, en gravel ou en VTT. Fini les pincements, meilleur confort, meilleure résistance au roulement. Mais une question revient systématiquement dans mon atelier : « Quelle quantité de liquide préventif dois-je injecter ? »

C’est un équilibre délicat. Si vous en mettez trop, vous alourdissez inutilement vos roues à l’endroit le plus critique (la périphérie). Si vous n’en mettez pas assez, le liquide séchera trop vite et ne bouchera pas le trou le jour où vous roulerez sur une épine.

Pour en finir avec les dosages « au pifomètre », j’ai développé cet outil gratuit. Il vous donne le volume précis (en ml) recommandé selon votre discipline et la taille de vos pneus.

Votre calculateur de dosage tubeless

Sélectionnez votre type de vélo et la largeur de votre pneu pour obtenir la recommandation idéale. N’oubliez pas d’utiliser le bouton de rappel pour planifier votre prochaine recharge !

Calculateur Volume Préventif

Volume Recommandé (Par Roue) millilitres (ml) Soit environ oz
Prochaine recharge conseillée vers le : –/–/—-

Pourquoi le dosage précis est-il vital pour vos roues ?

Beaucoup de cyclistes pensent que "plus il y en a, mieux c'est". C'est une erreur technique. Le liquide préventif (sealant) a deux missions distinctes :

  • Étanchéifier la carcasse : Surtout sur les pneus "Tubeless Ready" (et non "tubeless purs"), les flancs sont poreux. Le liquide doit combler ces micro-pores.
  • Colmater les crevaisons : En cas de perforation, le latex doit être projeté dans le trou par la pression de l'air pour coaguler et former un bouchon.

L'ennemi, c'est le poids en rotation

Ajouter 50ml de liquide superflu par roue, c'est ajouter 100g sur la paire. Mais attention : 100g sur les roues (masse en rotation) demandent beaucoup plus d'énergie à relancer que 100g sur le cadre. Sur un vélo de route ou de XC, le surdosage tue le dynamisme de vos roues carbone.

Guide détaillé par discipline

Les besoins ne sont pas les mêmes si vous roulez à 7 bars sur le bitume ou à 1.4 bars dans la boue. Voici les spécificités à connaître.

En route, la pression est élevée (4 à 6 bars). Le défi pour le liquide est immense : il doit boucher le trou avant que tout l'air ne s'échappe sous la forte pression.

La stratégie : On met peu de liquide (30 à 45ml) pour le poids, mais on privilégie des liquides contenant des particules ou des micro-fibres (comme le Stan's Race Sealant) pour boucher vite.

C'est l'entre-deux. Les pneus de 40mm ou 45mm ont un volume important. Si vous roulez souvent dans des zones à épines (ronces), n'hésitez pas à viser la fourchette haute du calculateur (60-70ml). Le risque de crevaison multiple est plus élevé qu'en route.

Ici, on cherche à couvrir une surface interne énorme. Un pneu de 29x2.4" demande beaucoup de liquide juste pour "mouiller" l'intérieur.

Attention : En VTT, on ne cherche pas seulement à boucher les épines, mais aussi à assurer l'étanchéité lors des déformations du pneu sur les chocs. Ne descendez jamais sous les 70-80ml, sinon le liquide séchera en un temps record.

Entretien : quand remettre du liquide ?

C'est la cause n°1 des déceptions en tubeless : le liquide sèche ! Sa durée de vie n'est pas infinie. Elle varie selon :

  • La chaleur : En plein été ou stocké dans un garage chaud, le liquide peut sécher en 2 mois.
  • L'humidité : En hiver, il peut tenir 4 à 6 mois.
  • L'usage : Plus vous roulez, plus le liquide est brassé et reste actif. Un vélo qui ne roule pas voit son liquide stagner et coaguler au fond du pneu.

Attention aux cartouches CO2 !

Si vous gonflez avec une cartouche CO2 après une crevaison, sachez que le gaz sort à -50°C. Ce choc thermique gèle le latex et le solidifie souvent instantanément ("effet chou-fleur").
Conseil : Si vous avez utilisé du CO2, vidangez et remplacez votre liquide dès votre retour à la maison, car il est probablement inefficace.

Mes recommandations produits

Après des années à tester des dizaines de bidons à l'atelier, voici les 2 seuls que je recommande les yeux fermés pour leur fiabilité.

Peut-on mélanger deux marques de préventif ?

Non, jamais ! Les bases chimiques (ammoniaque, latex synthétique ou naturel) diffèrent. Le mélange crée souvent une réaction chimique immédiate qui transforme votre liquide en boule de caoutchouc solide.

Faut-il nettoyer l’ancien liquide avant d'en remettre ?

Idéalement, oui. Si l'ancien liquide est juste une pellicule sèche sur le pneu, laissez-la (elle assure l'étanchéité). Mais s'il reste une flaque de vieux liquide marron, aspirez-la ou épongez-la. Ne rajoutez pas du neuf sur du vieux liquide périmé.

Peut-on mettre du préventif dans une chambre à air ?

Oui, c'est possible si la chambre à air possède un obus de valve démontable. Cela fonctionne bien pour les petites épines, mais c'est moins efficace qu'un vrai montage tubeless car la chambre à air se déchire plus facilement qu'un pneu.

Pour aller plus loin

Maintenant que vos pneus sont protégés et étanches, il reste le paramètre le plus important pour votre confort et votre rendement : la pression de gonflage. Un pneu tubeless bien rempli de liquide mais mal gonflé n'offrira pas ses pleines capacités.

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